Abbaye Notre-Dame de l'Assomption - Trappistines de Rogersville.
HR.
Racines.

Historiquement, nos racines remontent jusqu’à la fin du 3ème siècle quand la vie monastique chrétienne a commencé. Au 6ème siècle, St Benoît a formulé une règle pour la vie monastique en puisant aux sources fertiles de la tradition orientale, l’adaptant à la culture occidentale. Notre Ordre, l’Ordre cistercien, a commencé en 1098 lorsqu’un petit groupe de moines bénédictins fonda un nouveau monastère réformé à Cîteaux en France, d’où vient le mot cistercien. De là, à travers des siècles, notre Ordre s’est répandu partout dans le monde et il y a aujourd’hui 100 monastères de moines et 70 monastères de moniales situés dans tous les continents.

Notre monastère, situé au Nouveau-Brunswick, date du début du 20e siècle. A cause de la persécution religieuse en France, un groupe de moniales cisterciennes, venu d’un monastère situé à Vaise, Lyon (lequel avait été fondé en 1817), a émigré au Canada en 1904 pour s’établir à Rogersville. Leur monastère se trouve à 3 kilomètres de celui des moines trappistes qui sont arrivés en 1902.

monastèreLe 10 juin, dix-neuf moniales prenaient possession de leur “monastère” qui n’était en fait que la maison du propriétaire de la ferme qu’elles venaient d’acquérir. Premières années difficiles, alors que les moniales s’adaptaient au climat hivernal canadien, à la vie en milieu rural et à la lourde tâche d’ériger un véritable monastère. Avec l’aide généreuse des gens des environs et de leur pasteur, Mgr Marcel François Richard, les moniales n’ont pas seulement persévéré mais finalement plusieurs acadiennes, attirées par la vie monastique, se sont jointes à elles, et peu à peu une communauté monastique florissante s’est établie, avec la construction d’une église abbatiale en 1922, du monastère actuel en 1950 et d’une hôtellerie en 1970.

Au cours de ce siècle, les moniales ont gagné leur vie par divers travaux: vin de messe, hosties et ferme. L’industrie la plus importante actuellement c’est la fabrication des hosties. Cette industrie a été modernisée, et elle est aujourd’hui en mesure de répondre aux besoins divers des paroisses des Maritimes.

Le plus important est que les moniales cisterciennes vivent une vie de prière et d’intercession par la célébration de la liturgie, répartie tout au long de la journée monastique dont le sommet est l’Eucharistie — et tout ceci depuis 100 ans et plus. Depuis les débuts en 1904, notre monastère Notre-Dame de l’Assomption a eu des vocations des environs et au-delà des limites du Nouveau-Brunswick, venant d’autres provinces canadiennes de même que des Etats-Unis. Aujourd’hui cette communauté bilingue est moins nombreuse qu’autrefois mais continue néamoins de persévérer dans la tradition monastique, regardant vers l’avenir avec espérance et créativité.

La flamme de la tradition monastique qui est nôtre aujourd’hui est la même qui a traversé un siècle de croissance et de transformation de notre communauté et du lieu qu’elle habite. Et, non seulement nous aimons cette manière de vivre composée de prière, de contemplation, de travail — offerte en union avec le Christ pour la gloire de Dieu et le salut du monde, mais nous espérons la transmettre aux femmes des générations futures qui cherchent leur accomplissement par la vie monastique.

Ainsi, nous avons été formées par une longue tradition monastique, mais ce que nous sommes n’est pas défini principalement par des événements historiques. C’est vrai que la vie monastique, par sa durée dans l’histoire, a quelque chose d’éternel: les moines, les moniales se succédant à travers les siècles dans la recherche et la louange de Dieu. Mais cette durée et cette continuité sont les expressions extérieures de l’éternel inscrit dans le plus profond de l’être humain. C’est ce quelque chose de l’éternel en nous, notre capacité pour Dieu, qui est le vrai fondement de notre histoire monastique et de son dynamisme vital.

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